Rencontre de Vichy (7-9 octobre 2018)
Venant de différents endroits de la France, nous nous retrouvons tous le dimanche soir, autour d’un apéritif offert par les confrères de la maison. Temps de retrouvailles, d’échanges, de partage.
Venant de différents endroits de la France, nous nous retrouvons tous le dimanche soir, autour d’un apéritif offert par les confrères de la maison. Temps de retrouvailles, d’échanges, de partage.
Chers jeunes, avec vous je désire réfléchir sur la mission que Jésus nous a confiée. En m’adressant à vous, j’entends inclure tous les chrétiens, qui vivent dans l’Eglise l’aventure de leur existence comme enfants de Dieu.
J’ai toujours comparé Vincent de Paul à une immense forêt, dense, fertile et difficile à cerner. Le parcours de certains personnages historiques se perçoit d’un seul coup d’œil. Ils sont pratiquement uniformes. Mais la vie, le personnage, la psychologie, les aventures, les œuvres, la spiritualité, les appogiatures, les institutions… de Vincent de Paul ne peuvent se percevoir ni se comprendre de façon linéaire.
Qu’il est bon de retenir aussi de Paul la place qu’il donne à l’action de grâce dans ses épîtres. J’ai remarqué qu’il commence par exulter, alors que la situation dans l’Eglise de Corinthe n’est pas brillante. Il est convaincu que le présent est garant de l’avenir. Ce que Dieu a réalisé dans ses destinataires, il pourra le réaliser encore. C’est la source d’une espérance, car… « Dieu est fidèle ».
Se dégage toujours de l’Évangile l’espace sans limites de la propagation du Royaume. Il faut toujours « crier sur les toits » et cela s’entend aussi sur les toits du monde. Gardons-nous bien aujourd’hui de rétrécir nos envois et de penser que la pénurie du Nord dispense raisonnablement de partir au Sud. « Les prêtres venus d’ailleurs » nous obligent aussi à partager de notre pauvreté, si symbolique soit cet échange.