Avis de décès du Père Bernard KOCH

« En toi, Seigneur, j’ai mon refuge : garde-moi d’être humilié pour toujours. »

Avis de décès du Père Bernard KOCH

Avis de décès

« En toi, Seigneur, j’ai mon refuge : garde-moi d’être humilié pour toujours. » Psaume 70, 1

Lettre pour la Semaine Sainte 2021. Visiteur Province de France. Congrégation de la Mission ” Lazaristes “

Ne manquons pas ce rendez-vous et vivons ces étapes en communion les uns avec les autres ainsi qu’avec tout le peuple qui nous est confié, avec ce désir de ne faire qu’UN en Christ. Puissent ces jours saints être vécus pleinement par tous, nous renouveler de l’intérieur les uns et les autres dans un acte de foi confiant !

Lettre pour la Semaine Sainte 2021. Visiteur Province de France. Congrégation de la Mission ” Lazaristes “

Le sacrement de l’Eucharistie ne semble pas premier dans l’économie concrète de la foi. Ce dont il s’agit pour l’humanité, c’est de rendre à Dieu un sacrifice spirituel qui consiste tout entier dans la pratique de la charité : envers Dieu, envers soi-même et envers le prochain. Sacrifice, dans la mesure où cela se réalise dans le mouvement de donner, de demander, de recevoir, qui est le rythme même de l’amour et qui implique un bienheureux renoncement. Ce sacrifice ne peut être qu’une participation au Sacrifice parfait, offert à Dieu par le Christ sur la Croix, agréé par la Résurrection, continue dans les cieux où vit l’Agneau immolé ...

Hier, Dimanche des Rameaux, toute l’Église est entrée dans la grande célébration de la Semaine Sainte, se mettant davantage à l’écoute de son Maître qui avance vers la Croix et vers sa Glorification, dans une obéissance parfaite à son Père, par amour du peuple qu’il rassemble ainsi en son Corps, le faisant participer à sa Résurrection. Ne manquons pas ce rendez-vous et vivons ces étapes en communion les uns avec les autres ainsi qu’avec tout le peuple qui nous est confié, avec ce désir de ne faire qu’UN en Christ.

Puissent ces jours saints être vécus pleinement par tous, nous renouveler de l’intérieur les uns et les autres dans un acte de foi confiant !

Jeudi : nous nous retrouverons pour participer au dernier repas de Jésus avec ses amis dont nous sommes. Ce repas qui nous constitue comme corps du Ressuscité, repas qui nous met au service humble de nos frères et sœurs. Célébrer et accueillir le don d’amour de notre Maître, don qui nous replace devant notre propre don à sa suite dans le quotidien. Laisser s’approcher de nous Celui que nous avons choisis de suivre, accepter qu’il s’agenouille devant nous. Et entrer dans ce dialogue unique où le Christ soigne nos pieds et nous remercie de tous les pas que nous avons faits avec lui, dans l’enthousiasme, la joie mais aussi avec ces faux-pas, ceux faits par habitude, avec tristesse, en traînant les pieds…

Avec le Christ, ressouvenons-nous des lieux, des personnes où nos pieds nous ont emmenés. Rappelons- nous ce qui a été vécu, ce que nous avons reçu, donné, appris, etc. Occasion pour nous, dans ce face à face avec Jésus, de nous situer devant chacun de nos confrères de communauté et de les remercier pour les pas faits ensemble dans la mission, ces pas qui nous rapprochent les uns des autres pour servir et leur demander pardon pour ces pas de travers où domine l’entêtement, l’orgueil, le jugement qui fissurent notre unité !

Dans ce face à face silencieux avec Jésus, c’est une action de grâce qui peut jaillir de nos cœurs. Il prend soin de nos pieds et de toutes les personnes vers qui ils nous nous ont conduit. Il les prend avec amour et les prépare, en les lavant, à marcher avec lui dans sa passion. Il nous redit sa confiance pour que nous tenions fermes sur nos pieds quand les choix sont difficiles à faire, quand la fatigue, le doute, les tensions, la crise nous gagnent, nous dispersent et nous désunissent. Recevons cette douceur et cette force : nous en aurons toujours besoin pour demeurer debout, comme Marie.

Nous serons ensemble Vendredi, jour où ce don devient réel, sur la Croix, passant par l’humiliation, le jugement, la dérision, le rejet, les moqueries etc. Long chemin de dépouillement, de descente aux enfers, de défiguration, de solitude. Là nous sommes toujours conviés à ce rendez-vous de l’Amour offert. Prenons le temps, dans la contemplation du Christ livré, de porter les personnes connues ou non, proches ou non, qui traversent des déserts de solitude, d’abandon, de perte de leur identité, de leur dignité, qui sont vendus, rejetés comme des déchets inutiles. Offrons nos propres traversées de désert, les renoncements auxquels nous sommes appelés, nos moments de solitude, d’incompréhensions. Accueillons cet Amour qui rend à chacun, la dignité de fils du Père, Amour qui nous fait entrer en fraternité avec toute personne. Dans la nuit la plus sombre, sa présence est là, qui nous porte. Occasion toujours, devant la Croix, de rendre présents nos confrères, de les porter avec ce qu’ils sont, avec leurs travers, leur caractère, leurs habitudes, leur silence, etc. De les aimer avec tout cela et de vouloir faire ‘un’ ensemble, sous le regard du Crucifié qui pardonne à chacun.

Samedi : journée du grand silence, de la solitude, de l’intériorisation ! Chacun avec lui-même.

Être comme Pierre qui, après son triple reniement, mesure la profondeur du lien qui l’unit à Jésus. Il est habité par ce regard de Jésus, ce regard qui le fait renaître à lui-même et à nous-mêmes. Laisser ce regard se poser sur nos reniements, nos peurs, nos lâchetés, nos démissions. Regard qui nous prépare à recevoir la lumière de Pâques !

Être comme Jean qui, après avoir reçu Marie pour Mère, la prend chez elle à partir de cette heure du passage au Père, cette heure de la souffrance, de l’abandon, de l’agonie, cette heure aussi de la glorification Se réjouir de cette présence maternelle qui a tenu bon jusqu’au bout. Marie nous ouvre le cœur à l’intelligence des Écritures qui nous font entrevoir la lumière pascale !

Être comme Marie qui approfondit sa foi, entrant davantage dans le Mystère de Dieu, ce Mystère du Dieu fait homme et qui accueille déjà la lumière de Pâques. « Elle est au contact de la vérité de son Fils seulement dans la foi et par la foi » comme l’écrivait s. Jean-Paul II. Marie a vécu la foi avec intensité, dans un grand dénuement. Foi de l’Église dans son cœur de Mère.

Occasion encore de vivre cette journée en compagnie de nos frères, dans le silence de nos cœurs, de notre méditation, croyant que nous pouvons dépasser des appréhensions, des rancunes… Pour témoigner que la vie fraternelle est possible, qu’elle peut nous aider à être plus vivant, plus aimant, plus pardonnant, plus joyeux dans la mission, lieu de notre don.

Samedi, jour où s’opère le mûrissement des événements passés qui reviennent à la mémoire, préparation à faire le deuil et à accueillir le vivant. Il faut traverser ce vendredi, en sortir pour s’ouvrir au dimanche. Les souvenirs ouvrent une porte sur l’avenir qui nous aide à l’accueillir et à y croire.

Aujourd’hui, nombre de personnes cherchent des signes d’espoir. Ceux-ci peuvent paraître souvent dérisoires devant la situation que connaît le monde, notre société ou chacun d’entre nous : chômage, maladie de la Covid-19 et ses conséquences dramatiques, précarité, augmentation de la misère, réchauffement climatique, suicides, usure des communautés, peur de l’engagement, maladie, vieillesse, lassitude, etc. Autant de réalités qui ébranlent des convictions, qui remettent en cause des choix et installent le doute, le découragement. Mais rappelons-nous que « le Samedi Saint, les signes d’espoirs étaient quasi-inexistants. Marie ne nous apprend pas à chercher des raisons d’espérer. Elle nous invite à la rejoindre dans une attitude fondamentale d’espérance qui s’enracine dans la foi. “La foi est le moyen de posséder déjà ce que l’on espère, et de connaître des réalités que l’on ne voit pas” (He 11, 1) », (cf.

Mgr Gabriel Piroird, Constantine).

Pierre et Jean, les femmes, les autres étaient plutôt désorientés et pourtant à leur insu, l’Esprit poursuivait son travail dans le cœur de beaucoup d’autres qui se trouvèrent présents au rendez-vous de Pentecôte. Nous sommes en chemin déjà vers ce rendez-vous.

Dimanche, jour de joie et de fête. Que la Joie rayonne sur nos visages, qu’elle soit le signe que nous sommes renouvelés dans la Lumière du Ressuscité. La joie d’être frères les uns des autres et avec quiconque.

« En toute vie, il y a des heures où les choix révèlent ce que nous portons en nous et ce que nous sommes… Tout cela s’accomplit dans le mystère pascal. Non pas seulement dans ces jours où la vie et la mort s’affrontent au Golgotha, mais dans le mouvement de toute l’existence croyante qui se déroule sous le signe du passage de la mort à la vie », (cf. Mgr Pierre Claverie, Oran).

Réjouissons-nous avec le diocèse de Moulins-Vichy qui a un nouvel évêque depuis hier en la personne de Mgr Marc BEAUMONT, ancien curé-doyen et Délégué Épiscopal à l’information dans le diocèse de Cambrai. Son ordination est prévue le Dimanche 16 mai 2021 à 15h à la cathédrale de Moulins.

En communion avec chacun d’entre vous,

Christian MAUVAIS cm, Visiteur

Homélie du 18 octobre 2020. Affiliation de Vincent DUQUESNOY à la Congrégation de la Mission

« Qui enverrai-je ? » Éternelle question du Seigneur ! question qui traverse tous les temps et qui rejoint chacune et chacun d’entre nous dans son aujourd’hui. C’est dans notre Église, que nous sommes tous appelés, baptisés dans la mort du Christ, vivifiés par l’Esprit Saint, pour écrire une page de solidarité, d’amour et de communion fraternelle là où nous sommes et pour témoigner de l’amour de Dieu, de son désir que la vie l’emporte sur le mal et la mort !

Homélie du 18 octobre 2020. Affiliation de Vincent DUQUESNOY à la Congrégation de la Mission

« Qui enverrai-je ? » Éternelle question du Seigneur ! question qui traverse tous les temps et qui rejoint chacune et chacun d’entre nous dans son aujourd’hui. C’est dans notre Église, que nous sommes tous appelés, baptisés dans la mort du Christ, vivifiés par l’Esprit Saint, pour écrire une page de solidarité, d’amour et de communion fraternelle là où nous sommes et pour témoigner de l’amour de Dieu, de son désir que la vie l’emporte sur le mal et la mort !

« Qui enverrai-je ? » Ce n’est pas une question banale, à prendre à la légère. Elle est essentielle car elle est un appel à VIVRE, à vivre en se donnant ; c’est un appel de l’Amour, celui de Dieu, et l’Amour est toujours tourné vers le prochain. Démarche pleine d’humilité et de simplicité.

Oui, cet appel à vivre pleinement nous invite à sortir de nous-même nous offrant ainsi la possibilité de nous mettre en situation de partage, de service, d’écoute. L’autre rencontré devient celui qui m’aide à me retrouver, dans la démarche du don de soi, à m’ouvrir à la vie !

Si tu veux vivre, laisses-toi porter par l’Amour, et n’aie pas peur de répondre : « Me voici : envoie-moi ! » ; Dans cette réponse, tu trouveras le bonheur, tu connaîtras la béatitude. C’est le mouvement de la vie qui te traverse, c’est le souffle de l’Esprit qui t’enveloppe. La vie humaine naît de l’amour de Dieu, grandit dans l’amour et tend vers l’amour.

Etre envoyé à qui ? se donner à qui ? s’engager à quoi ?

Pour répondre à ces questions, comme chrétien et vincentien, il me semble que nous devons contempler Jésus que Dieu a envoyé par amour pour les hommes ; il est LE Missionnaire dont la personne et les œuvres sont totale obéissance à la volonté de son Père. Il est LE Missionnaire envoyé porter la Bonne Nouvelle aux Pauvres.

Jésus est le 1er mouvement d’amour en sortie pour donner vie à la création dans sa totalité. Notre réponse à l’appel de Dieu s’inscrit dans ce mouvement de décentrement ; notre disponibilité à être envoyés s’enracine dans celle du Fils ; c’est l’Esprit qui nous est donné pour qu’en Église, nous ayons la force de nous porter au-devant de nos frères, entrant ainsi dans ce que le pape François appelle « la dynamique du don de soi » qui peut aller jusqu’au don total de soi comme le Christ.

« La mission, « l’Église en sortie », ne constituent pas un programme à réaliser, une intention à concrétiser par un effort de volonté. C’est le Christ qui fait sortir l’Église d’elle-même. Dans la mission d’annoncer l’Évangile, vous vous mettez en mouvement parce que l’Esprit Saint vous pousse et vous porte »

Ce que nous avons à faire, à montrer, à dire, c’est de porter une Bonne Nouvelle et cela à toute personne mais en priorité aux personnes qui sont laissées facilement de côté par la vie qui les exclue de plus en plus, les jugeant peu fiables, peu capables, ces personnes abattues par les difficultés de la vie.

Nous porter les uns les autres au-devant de l’autre pour leur porter une bonne nouvelle ! il faut être bien dans sa peau, dans sa vie, dans ses relations. On ne porte pas une bonne nouvelle avec une tête d’enterrement, ni en traînant des pieds, ni en ne se supportant pas mutuellement ! Quel est donc le visage que nous offrons à celui que nous rencontrons ; avec quelle démarche nous approchons-nous de lui ? qu’est-ce qui est bon en nous que nous pouvons lui transmettre ?

 

Nous sommes porteurs d’une bonne nouvelle. Nous portons une parole bienveillante, constructive. Nous portons la joie, celle de ne pas être seul, celle d’être aimé, respecté dans sa différence, accueilli avec sa richesse propre. Nous portons la confiance qui permet à l’autre de se révéler, de mettre en valeur ses compétences, d’agir avec ses moyens ; nous portons la confiance qui ouvre des issues dans l’impasse de certaines vies, de certains lieux. Nous portons l’initiative de leur donner leur place dans la société, dans les structures mises en place, dans les invitations à participer, à construire, à donner leur avis ! oui, nous portons le Christ. Nous portons la Vie.

Oui, il faut être solide pour porter une telle envie de vivre , une telle joie de vivre ! Ce que nous portons c’est la vie, c’est un mouvement d’amour que nous transmettons, à travers une présence quotidienne, des gestes simples qui respectent, qui mettent en valeur la personne.

Vincent, avec Aurélie ta femme, avec Faustine et Axel, tes enfants, vous vous portez les uns les autres en famille pour porter le Christ, bonne Nouvelle entre vous et pour tous ceux que vous rencontrez. C’est une expérience ecclésiale. Aujourd’hui, tu choisis de continuer ce chemin en t’inspirant de la spiritualité de St Vincent, plaçant le pauvre au centre. Pour cela, il nous revient, à toi et à nous tous, de choisir chaque jour les lieux éloignés qui nous obligent à sortir de nos routes et de nos rencontres habituelles pour être proches de celui qui est loin !

Nous portons le Christ, la Vie, comme le rappelle François : « le véritable missionnaire ressent Jésus vivant avec lui au milieu de l’activité missionnaire. Si quelqu’un ne le découvre pas présent au cœur même de la tâche missionnaire, il perd aussitôt l’enthousiasme et doute de ce qu’il transmet, il manque de force et de passion. Et une personne qui n’est pas convaincue, enthousiaste, sûre, amoureuse, ne convainc personne »

Ne perdons pas cette relation personnelle d’amour avec Jésus vivant dans son Église. Si tu es habité du Christ, animé de son Esprit, c’est Lui que tu donneras au monde, c’est son message que tu transmettras

Comme Marie, sa mère nous serons  disponibles pour répondre ‘me voici, envoie-moi !’ La prière, par laquelle Dieu touche notre cœur, nous ouvre aux besoins d’amour, de dignité et de liberté de nos frères et sœurs.

C’est sur le terreau de la générosité, de l’espérance et du don total de soi pour un autre avenir où chacun sera reconnu, accueilli et aura sa place, c’est sur ce terreau-là que se déploie notre élan missionnaire. C’est là que le Christ nous attend aujourd’hui, comme ses disciples, hier, en Galilée.

Bonne route, bonne mission.

 

Visiteur de la Province de France. “Lettre aux confrères”. 16 mars 2020

La situation que nous vivons actuellement nous dépasse, et sans jouer au prophète de malheur, il faut admettre qu’il y a danger. L’heure est grave. Nous avons pu prendre à la légère cette épidémie du Coronavirus en ces débuts quand elle a commencé en Chine, mais il nous faut reconnaître qu’aujourd’hui, elle est à prendre très au sérieux.

Visiteur de la Province de France. “Lettre aux confrères”. 16 mars 2020

Chers confrères,« La Grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, soit toujours avec nous » !

La situation que nous vivons actuellement nous dépasse, et sans jouer au prophète de malheur, il faut admettre qu’il y a danger. L’heure est grave. Nous avons pu prendre à la légère cette épidémie du Coronavirus en ces débuts quand elle a commencé en Chine, mais il nous faut reconnaître qu’aujourd’hui, elle est à prendre très au sérieux. La propagation du virus a pris une vitesse supérieure et perturbe de plus notre vie quotidienne.  Le stade 3 a été décrété et nous ne sommes pas à la fin. D’autres mesures risquent de nous être communiquées dès ce soir. Nous sommes dans un temps de crise et cela nous appelle à des attitudes nouvelles. C’est une question de civisme, de respect. Les autorités de notre pays ont pris des décisions qui bouleversent notre quotidien et, nous confirme un document de la CORREF, tous les rassemblements, réunions, cérémonies sont strictement annulées, quel qu’en soit le nombre de participants, ce qui a de réelles conséquences pour la vie de nos communautés et sur notre ministère. Il nous faut rester à l’écoute de ce qui nous est demandé de par les autorités civiles et religieuses. Les rencontres prévues à la Maison-Mère au cours de mars et d’avril sont annulées. La Maison-Mère ferme ses portes à partir de ce jour pour une durée indéterminée ; il n’y aura plus d’accueil.

Nous devons agir dans le respect le plus strict des normes édictées par les autorités en leur faisant confiance, si ce n’est pas, par peur de nous contaminer, que ce soit par peur de contaminer les autres, c’est-à-dire, par amour des autres. Cela demande de chacun une réponse sérieuse, sans excès ni affolement, ni peur ; si nous ne le faisons pas pour nous, faisons-le pour les autres, avec amour ; notre manière de nous comporter doit prendre en compte les mesures de prudence et « gestes-barrière » préconisés :

Respecter une distance de sécurité́ d’un mètre,  se laver très régulièrement les mains, tousser et éternuer dans son coude, saluer sans se serrer la main ni s’embrasser, utiliser des mouchoirs à usage unique, porter un masque quand on est malade (sur prescription médicale).

Demeurons à l’écoute des directives, des consignes données pour le bien de tous ; là se situe notre obéissance aujourd’hui.

C’est un acte de solidarité́ et de responsabilité envers nos proches et prochains et comme un geste d’amour envers eux tous ; une autre façon de faire l’aumône entre nous en nous aidant et encourageant avec ces gestes de prudence, rejetant ainsi l’égoïsme et l’individualisme qui marquent notre humanité.

En ce temps de carême, les chrétiens étant invités à vivre un jeûne particulier, celui d’être privé de l’Eucharistie et de célébrations familiales (mariage, baptême…) nous nous retrouvons sans peuple pour célébrer l’Eucharistie ; dorénavant, les célébrations eucharistiques dans les églises, oratoires des communautés, monastères et abbayes, doivent rester strictement privées et n’accueillir aucune personne extérieure (fidèles de la communauté́ ou non) nous rapporte le document de la CORREF.

C’est une autre façon de vivre et d’être en communion avec l’extérieur, proches des personnes, notamment des vulnérables. Nous sommes invités à intensifier notre prière, à nous retourner vers Dieu et à Lui demander de l’aide, la patience et l’humilité nécessaires pour traverser cette épreuve qui concerne le monde, à lui présenter toutes les personnes dont la vie professionnelle est à l’arrêt ou sérieusement freinée ; toutes les personnes dont la solitude se fera sentir davantage ; toutes les personnes malades et le monde des soignants. Le peuple qui nous est donné est vaste et il compte sur nous. Chaque communauté́ est aussi invitée à trouver les moyens adaptés pour soutenir les personnes vulnérables et imaginer les soutiens nécessaires (courrier, téléphone, email…).

Ainsi, selon la proposition de la Présidente de la CORREF, pourquoi chaque communauté́ ne porterait pas en sa prière, l’hôpital le plus proche, l’ensemble de ses patients et de ses soignants. Mais encore les EHPAD de notre quartier ou dans nos maisons. Mais aussi les équipes médicales et soignantes travaillant en milieu carcéral et dans les associations au service des plus démunis, dans notre pays. N’oublions pas nos confrères en EHPAD, à l’hôpital que nous ne pouvons pas visiter.

La pandémie nous fait vivre à un autre rythme ; bien des rencontres ont été annulées, reportées et notre agenda est modifié régulièrement ; cela  va nous obliger probablement à rester davantage à la maison, à moins sortir, et nous aurons davantage de temps pour nous-mêmes et pour la communauté… profitons aussi de ce rythme nouveau pour nous poser, entrer dans le silence intérieur, nous exposant à l’Amour et à la Miséricorde de Dieu. Comme croyants, l’important est de nous laisser interpeller et toucher, de tirer du profit spirituel de cet événement. Restons et portons le monde à Marie, Notre Dame de la Médaille Miraculeuse. Elle est cette tendresse dont le monde a besoin, cette écoute attentive des désespérés, cette bonté qui rassure, cette Mère qui veille sur tous et chacun.

Je vous reste proche par la prière ;

Bien fraternellement au cœur de ce Carême qui se présente à nous différemment et nous attend là où personne ne pensait le trouver.

 

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Lettre du Visiteur pour le temps de l’Avent 2019

Vous avez pu, durant ce temps de l’Avent, vous nourrir et nourrir vos partages communautaires de la lettre du P. Général sur la Providence. Aidons-nous, comme il nous le demande, à vivre « l’abandon total entre les mains de Jésus, la confiance totale dans le projet de Jésus...

Lettre du Visiteur pour le temps de l’Avent 2019

« Il est venu déjà, le Seigneur que nous attendons ; nous en faisons mémoire dans l’attente. Il vient, le Seigneur que nous attendons, nous l’espérons dans la joie…. L’Avent, comme temps liturgique, est un temps particulier de redécouverte du sens de l’existence chrétienne, sens donné par l’avènement du Seigneur dès aujourd’hui, qui donne souffle et fait vivre ». (Marie-Dominique Trébuchet, Direct. IER)

‘La Grâce et la Paix de Notre Seigneur Jésus Christ, soient toujours avec nous’ !

Vous avez pu, durant ce temps de l’Avent, vous nourrir et nourrir vos partages communautaires de la lettre du P. Général sur la Providence. Aidons-nous, comme il nous le demande, à vivre

« l’abandon total entre les mains de Jésus, la confiance totale dans le projet de Jésus et la confiance totale en la Providence nous aident à découvrir ou à redécouvrir la beauté́, le positif et le sens de chaque événement », non pas comme une démission mais pour un renouvellement de notre don à la mission. N’est-ce pas aussi ce que nous dit l’Incarnation de Jésus, qui s’en remet en confiance entre nos mains pour que nous le portions aux autres, pour qu’il éclaire notre marche et donne sens à tout évènement ?

N’avons-nous pas besoin de comprendre les évènements qui marquent le monde, la société, l’Eglise et de découvrir, ou d’accueillir ce qu’ils construisent de nouveau, de quelle vie ils sont porteurs ! ils ne peuvent nous laisser indifférents ; ça nous questionnent sur la foi qui nous anime, l’espérance qui nous fait croire que la création dans sa totalité marche vers sa résurrection.

Dans ce long cheminement, il nous faut vivre cette descente en nous-mêmes, dans nos entrailles pour y retrouver la Parole faite chair qui fait toutes choses nouvelles ; à l’image de ce qu’écrivait Platon : « Avant de songer à réformer le monde, à faire des révolutions, à méditer de nouvelles constitutions, à établir un ordre nouveau, descendez dans votre cœur, faites-y régner l’ordre, l’harmonie, la paix. Ensuite seulement cherchez autour de vous des âmes qui vous ressemblent et passer à l’action.»

La patience devient nécessaire pour décrypter les signes, les évènements et les comprendre ; pour nous convertir dans nos profondeurs.

Elle est, comme le note S. Tesson, « … une vertu. Suprême, la plus élégante et la plus oubliée. Elle aidait à aimer le monde avant de prétendre à le transformer. La patience était la révérence de l’homme à ce qui était donné…. Attendre était une prière. Quelque chose venait. Et si rien ne venait, c’était que nous n’avions pas su regarder ». (La Panthère des neiges’)

« Plus nous nous mettons entre les mains de Jésus, plus nous sommes en mesure de lire les évènements quotidiens, les rencontres et les lieux comme des moyens à travers lesquels Jésus nous parle. … Nous placer entre les mains de Jésus et lui faire pleinement confiance nous aide à laisser la Providence agir en nous dans toutes les circonstances de la vie. Le fait de nous « abandonner » entre les mains de Jésus dans toutes les situations change notre regard. Nous reconnaîtrons les évènements comme « le moment favorable » ; faire confiance totale en la Providence nous aident à découvrir ou à redécouvrir la beauté, le positif et le sens de chaque événement. » (P. Tomaz MAVRIČ, lettre de l’Avent 2019)

 

Joyeuses fêtes de Noël à chacun

Et bonne entrée dans l’année 2020

 

 

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