De la Conversation à la Conversion… et vice-versa


De la Conversation à la Conversion… et vice-versa

La prière en carême

Mais comment « converser » avec Jésus ? Lui-même nous offre la méthode : il faut nous retirer pour nous recueillir dans le silence et ainsi « peu à peu », percevoir que le Ressuscité est avec nous dans le plus profond de notre existence.

J’entends souvent parler d’un manque de prière ou des difficultés pour prier. Je tiens à vous dire que je vis au quotidien la même difficulté. Et nous avons la possibilité de trouver diverses « moyens » pour vivre ce « temps » précieux et nécessaire à notre vie spirituelle et notre vie de chrétiens. Je crois que notre difficulté se trouve dans l’impossibilité d’aller à la rencontre personnelle avec Jésus, de prendre le chemin de la conversion pour arriver à la conversation… les deux vont de pair. Il est important le désir de transformer ta vie pour te mettre sur le chemin de Jésus, pour le suivre avec fidélité et vérité.

Mais comment « converser » avec Jésus ? Lui-même nous offre la méthode : il faut nous retirer pour nous recueillir dans le silence et ainsi « peu à peu », percevoir que le Ressuscité est avec nous dans le plus profond de notre existence. Il nous faut du temps et de l’abandon pour vivre l’expérience de Paul : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi ». (Galates 2,20). Il est important de nous trouver dans l’intimité de toi-même, sans bouger, même chez toi ! Ton meilleur ami vient à ta rencontre pour t’aider à vivre ton quotidien, pour te manifester qu’Il est proche, pour t’écouter dans le secret de ton histoire… sans jamais te juger…

Mais, comment faire ? Il nous faut d’abord aller à la rencontre des textes bibliques, de la Parole de Dieu ; elle, sous la forme d’écriture nous transmet, l’expérience de Dieu et nous pouvons « écouter en lisant » : « homme de peu de foi, pour quoi doutes-tu ? » ou « Courage, c’est moi. N’ayez pas peur » ou « Tes péchés te sont pardonnés. Va, et ne pèche plus » ou « Que veux-tu que je fasse pour toi ? ». Ces phrases contenues dans les évangiles nous parlent d’une expérience profonde de rencontre avec Jésus. Beaucoup d’hommes et des femmes ont vécu la même expérience jusqu’aujourd’hui. Cette recherche parfois ‘fatigante’ trouve sa plus belle et simple expression dans la prière, dans ce dialogue fraternel entre toi et ton Seigneur, rien de plus beau et simple… certes, mais pour beaucoup d’entre nous celle-ci est difficile parce que la première exigence de la prière est l’abandon ! et l’abandon peut nous faire peur, il implique forcement de laisser l’Autre conduire, mener la conversation pour qu’Il soit la source de notre conversion. Entrer en conversation pour se convertir à Celui qui est toujours là dans le silence ou les conflits de notre histoire, Celui dont la seule présence est fondamentalement Amour !

Alexis Cerquera Trujillo CM🔸

Il est important le désir de transformer ta vie pour te mettre sur le chemin de Jésus, pour le suivre avec fidélité et vérité

La Parole est un don. L’autre est un don


La Parole est un don. L’autre est un don

Message du Pape François pour le Carême 2017

Le Carême est le moment favorable pour intensifier la vie de l’esprit grâce aux moyens sacrés que l’Eglise nous offre: le jeûne, la prière et l’aumône. A la base de tout il y a la Parole de Dieu, que nous sommes invités à écouter et à méditer avec davantage d’assiduité en cette période.

Chers Frères et Sœurs, Le Carême est un nouveau commencement, un chemin qui conduit à une destination sûre : la Pâques de la Résurrection, la victoire du Christ sur la mort. Et ce temps nous adresse toujours un appel pressant à la conversion : le chrétien est appelé à revenir à Dieu « de tout son cœur » (Jl 2,12) pour ne pas se contenter d’une vie médiocre, mais grandir dans l’amitié avec le Seigneur. Jésus est l’ami fidèle qui ne nous abandonne jamais, car même lorsque nous péchons, il attend patiemment notre retour à Lui et, par cette attente, il manifeste sa volonté de pardon (cf. Homélie du 8 janvier 2016).

Le Carême est le moment favorable pour intensifier la vie de l’esprit grâce aux moyens sacrés que l’Eglise nous offre: le jeûne, la prière et l’aumône. A la base de tout il y a la Parole de Dieu, que nous sommes invités à écouter et à méditer avec davantage d’assiduité en cette période. Je voudrais ici m’arrêter en particulier sur la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare (cf. Lc16,19-31). Laissons-nous inspirer par ce récit si important qui, en nous exhortant à une conversion sincère, nous offre la clé pour comprendre comment agir afin d’atteindre le vrai bonheur et la vie éternelle.

1. L’autre est un don

La parabole commence avec la présentation des deux personnages principaux ; cependant le pauvre y est décrit de façon plus détaillée : il se trouve dans une situation désespérée et n’a pas la force de se relever, il gît devant la porte du riche et mange les miettes qui tombent de sa table, son corps est couvert de plaies que les chiens viennent lécher (cf. vv. 20-21). C’est donc un tableau sombre, et l’homme est avili et humilié.

La scène apparaît encore plus dramatique si l’on considère que le pauvre s’appelle Lazare : un nom chargé de promesses, qui signifie littéralement « Dieu vient en aide ». Ainsi ce personnage ne reste pas anonyme mais il possède des traits bien précis ; il se présente comme un individu avec son histoire personnelle. Bien qu’il soit comme invisible aux yeux du riche, il nous apparaît connu et presque familier, il devient un visage; et, comme tel, un don, une richesse inestimable, un être voulu, aimé, dont Dieu se souvient, même si sa condition concrète est celle d’un déchet humain (cf. Homélie du 8 janvier 2016).

Lazare nous apprend que l’autre est un don. La relation juste envers les personnes consiste à reconnaître avec gratitude leur valeur. Ainsi le pauvre devant la porte du riche ne représente pas un obstacle gênant mais un appel à nous convertir et à changer de vie. La première invitation que nous adresse cette parabole est celle d’ouvrir la porte de notre cœur à l’autre car toute personne est un don, autant notre voisin que le pauvre que nous ne connaissons pas. Le Carême est un temps propice pour ouvrir la porte à ceux qui sont dans le besoin et reconnaître en eux le visage du Christ. Chacun de nous en croise sur son propre chemin. Toute vie qui vient à notre rencontre est un don et mérite accueil, respect, amour. La Parole de Dieu nous aide à ouvrir les yeux pour accueillir la vie et l’aimer, surtout lorsqu’elle est faible. Mais pour pouvoir le faire il est nécessaire de prendre au sérieux également ce que nous révèle l’Évangile au sujet de l’homme riche.

2. Le péché nous rend aveugles

La parabole met cruellement en évidence les contradictions où se trouve le riche (cf. v. 19). Ce personnage, contrairement au pauvre Lazare, ne possède pas de nom, il est seulement qualifié de “riche”. Son opulence se manifeste dans son habillement qui est exagérément luxueux. La pourpre en effet était très précieuse, plus que l’argent ou l’or, c’est pourquoi elle était réservée aux divinités (cf. Jr 10,9) et aux rois (cf. Jg 8,26). La toile de lin fin contribuait à donner à l’allure un caractère quasi sacré. Bref la richesse de cet homme est excessive d’autant plus qu’elle est exhibée tous les jours, de façon habituelle: « Il faisait chaque jour brillante chère » (v.19). On aperçoit en lui, de manière dramatique, la corruption du péché qui se manifeste en trois moments successifs: l’amour de l’argent, la vanité et l’orgueil (cf. Homélie du 20 septembre 2013).

Selon l’apôtre Paul, « la racine de tous les maux c’est l’amour de l’argent » (1 Tm 6,10). Il est la cause principale de la corruption et la source de jalousies, litiges et soupçons. L’argent peut réussir à nous dominer et devenir ainsi une idole tyrannique (cf. Exhort. ap.Evangelii Gaudium, n. 55). Au lieu d’être un instrument à notre service pour réaliser le bien et exercer la solidarité envers les autres, l’argent peut nous rendre esclaves, ainsi que le monde entier, d’une logique égoïste qui ne laisse aucune place à l’amour et fait obstacle à la paix.

La parabole nous montre ensuite que la cupidité rend le riche vaniteux. Sa personnalité se réalise dans les apparences, dans le fait de montrer aux autres ce que lui peut se permettre. Mais l’apparence masque le vide intérieur. Sa vie reste prisonnière de l’extériorité, de la dimension la plus superficielle et éphémère de l’existence (cf. ibid., n. 62).

Le niveau le plus bas de cette déchéance morale est l’orgueil. L’homme riche s’habille comme un roi, il singe l’allure d’un dieu, oubliant d’être simplement un mortel. Pour l’homme corrompu par l’amour des richesses, il n’existe que le propre moi et c’est la raison pour laquelle les personnes qui l’entourent ne sont pas l’objet de son regard. Le fruit de l’attachement à l’argent est donc une sorte de cécité : le riche ne voit pas le pauvre qui est affamé, couvert de plaies et prostré dans son humiliation.

En regardant ce personnage, on comprend pourquoi l’Évangile est aussi ferme dans sa condamnation de l’amour de l’argent : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent » (Mt 6,24).

3. La Parole est un don

L’évangile du riche et du pauvre Lazare nous aide à bien nous préparer à Pâques qui s’approche. La liturgie du Mercredi des Cendres nous invite à vivre une expérience semblable à celle que fait le riche d’une façon extrêmement dramatique. Le prêtre, en imposant les cendres sur la tête, répète ces paroles : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière ». Le riche et le pauvre, en effet, meurent tous les deux et la partie la plus longue du récit de la parabole se passe dans l’au-delà. Les deux personnages découvrent subitement que « nous n’avons rien apporté dans ce monde, et nous n’en pourrons rien emporter » (1 Tm6,7).

Notre regard aussi se tourne vers l’au-delà, où le riche dialogue avec Abraham qu’il appelle « Père » (Lc 16, 24 ; 27) montrant qu’il fait partie du peuple de Dieu. Ce détail rend sa vie encore plus contradictoire car, jusqu’à présent, rien n’avait été dit sur sa relation à Dieu. En effet dans sa vie, il n’y avait pas de place pour Dieu, puisqu’il était lui-même son propre dieu.

Ce n’est que dans les tourments de l’au-delà que le riche reconnaît Lazare et il voudrait bien que le pauvre allège ses souffrances avec un peu d’eau. Les gestes demandés à Lazare sont semblables à ceux que le riche aurait pu accomplir et qu’il n’a jamais réalisés. Abraham néanmoins lui explique que « tu as reçu tes biens pendant ta vie et Lazare pareillement ses maux; maintenant ici il est consolé et toi tu es tourmenté » (v. 25). L’au-delà rétablit une certaine équité et les maux de la vie sont compensés par le bien.

La parabole acquiert une dimension plus large et délivre ainsi un message pour tous les chrétiens. En effet le riche, qui a des frères encore en vie, demande à Abraham d’envoyer Lazare les avertir ; mais Abraham répond : « ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent » (v. 29). Et devant l’objection formulée par le riche, il ajoute : « Du moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus » (v. 31).

Ainsi se manifeste le vrai problème du riche : la racine de ses maux réside dans le fait de ne pas écouter la Parole de Dieu ; ceci l’a amené à ne plus aimer Dieu et donc à mépriser le prochain. La Parole de Dieu est une force vivante, capable de susciter la conversion dans le cœur des hommes et d’orienter à nouveau la personne vers Dieu. Fermer son cœur au don de Dieu qui nous parle a pour conséquence la fermeture de notre cœur au don du frère.

Chers frères et sœurs, le Carême est un temps favorable pour nous renouveler dans la rencontre avec le Christ vivant dans sa Parole, dans ses Sacrements et dans le prochain. Le Seigneur qui – au cours des quarante jours passés dans le désert a vaincu les pièges du Tentateur – nous montre le chemin à suivre. Que l’Esprit Saint nous aide à accomplir un vrai chemin de conversion pour redécouvrir le don de la Parole de Dieu, être purifiés du péché qui nous aveugle et servir le Christ présent dans nos frères dans le besoin. J’encourage tous les fidèles à manifester ce renouvellement spirituel en participant également aux campagnes de Carême promues par de nombreux organismes ecclésiaux visant à faire grandir la culture de la rencontre au sein de l’unique famille humaine. Prions les uns pour les autres afin que participant à la victoire du Christ nous sachions ouvrir nos portes aux faibles et aux pauvres. Ainsi nous pourrons vivre et témoigner en plénitude de la joie pascale.

Du Vatican, le 18 octobre 2016,
Fête de saint Luc, évangéliste.

Pape François🔸

Le Carême est un temps favorable pour nous renouveler dans la rencontre avec le Christ vivant dans sa Parole, dans ses Sacrements et dans le prochain.

 

Pape François
http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/messages/lent/documents/papa-francesco_20161018_messaggio-quaresima2017.html
Image : www.cath.ch

ÉGLISE EN PÉRIPHÉRIE – le rapport 2016

ÉGLISE EN PÉRIPHÉRIE

le rapport 2016

Ce document-étape fait le point sur ce chantier ouvert par la Conférence des évêques de France, voici environ deux ans. Le mot « périphérie » a été mis en valeur par le pape François. Depuis, il accomplit son œuvre de « stimulant » pour contempler et accompagner l’œuvre de l’Esprit de Pentecôte auprès de ceux qui vivent « là où réside le mystère du péché, de la douleur, de l’injustice… Là où sont toutes les misères. »

C’est le mystère de l’Incarnation : se faire proche, se faire l’un de ceux qu’on veut rejoindre pour les sauver. On ne sauve pas de loin. On ne se fait pas frère de loin. Jésus est né dans une grotte. Il a vécu 30 ans dans un village inconnu. Au cours de sa vie publique, il est resté loin de Jérusalem, dans cette Galilée des Nations, lieu de passage, de brassage, de diversité. Il s’est fait proche de ceux qui vivaient dans l’exclusion. Il se l’est fait reprocher par ceux pour qui pauvreté et misère riment avec délinquants, dangereux, pécheurs ! Lui parlait d’eux comme des premiers enfants du Royaume.

L’histoire de l’Église fourmille de belles figures qui se sont faites proches des plus pauvres : saint Vincent de Paul en est un bel exemple. Mais il y en a tant d’autres ! Et aujourd’hui encore : Mère Teresa, Sœur Emmanuelle et un grand nombre de merveilleux « bons samaritains ».

Bien réellement, l’Église qui est en France aujourd’hui vit en périphérie. Elle se donne à voir, elle rejoint, accompagne, témoigne, porte l’Évangile. Elle y a le visage des petits, des souffrants, des exclus. On y parle le plus souvent le langage de la charité, de la solidarité, du soutien ! On y parle celui des initiatives ! On y parle celui de la confiance en Dieu présent au cœur des existences et des cœurs éprouvés… comme toujours ! À travers ces récits, sachons reconnaître la présence de Celui qui bâtit « l’Église en périphérie ».

+ Georges PONTIER
Archevêque de Marseille, Président de la Conférence des évêques de France🔸

L’Évangile, c’est comme du bon grain : tu le sèmes, tu le sèmes par la parole et par ton témoignage. […] C’est Lui qui le fait pousser.

Pape François

Les jeunes, la foi et le discernement des vocations


Les jeunes, la foi et le discernement des vocations

DOCUMENT PRÉPARATOIRE

« Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète » (Jn 15, 11) : tel est le projet de Dieu pour les hommes et les femmes de tout temps et donc aussi pour tous les jeunes hommes et les jeunes femmes du IIIème millénaire, sans exception.

Annoncer la joie de l’Évangile, c’est la mission que le Seigneur a confiée à son Église. Le Synode sur la nouvelle évangélisation et l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium ont abordé la façon d’accomplir cette mission dans le monde d’aujourd’hui. En revanche, les deux Synodes sur la famille et l’Exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia ont été consacrés à l’accompagnement des familles à la rencontre de cette joie.

En continuité avec ce cheminement, à travers un nouveau parcours synodal sur le thème : « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel », l’Église a décidé de s’interroger sur la façon d’accompagner les jeunes à reconnaître et à accueillir l’appel à l’amour et à la vie en plénitude. Elle souhaite également demander aux jeunes eux-mêmes de l’aider à définir les modalités les plus efficaces aujourd’hui pour annoncer la Bonne Nouvelle. À travers les jeunes, l’Église pourra percevoir la voix du Seigneur qui résonne encore aujourd’hui. Comme jadis Samuel (cf. 1 S 3,1-21) et Jérémie (cf. Jr 1, 4-10), certains jeunes savent découvrir les signes de notre temps qu’indique l’Esprit. En écoutant leurs aspirations, nous pouvons entrevoir le monde de demain qui vient à notre rencontre et les voies que l’Église est appelée à parcourir.

La vocation à l’amour revêt pour chacun une forme concrète dans la vie quotidienne à travers une série de choix, qui allient état de vie (mariage, ministère ordonné, vie consacrée, etc.), profession, modalité d’engagement social et politique, style de vie, gestion du temps et de l’argent, etc. Assumés ou subis, conscients ou inconscients, il s’agit de choix auxquels personne ne peut échapper. L’objectif du discernement des vocations consiste à découvrir comment les transformer, à la lumière de la foi, en autant de pas vers la plénitude de la joie à laquelle nous sommes tous appelés.

L’Église est consciente de posséder « ce qui fait la force et le charme des jeunes : la faculté de se réjouir de ce qui commence, de se donner sans retour, de se renouveler et de repartir pour les nouvelles conquêtes » (Message du Concile Vatican II aux jeunes, 8 décembre 1965) ; les richesses de sa tradition spirituelle offrent de nombreux instruments permettant d’accompagner la maturation de la conscience et d’une liberté authentique.

Dans cette perspective, ce Document Préparatoire entend lancer la phase de consultation de l’ensemble du Peuple de Dieu. Adressé aux Synodes des Évêques et aux Conseils des Hiérarques des Églises orientales catholiques, aux Conférences épiscopales, aux Dicastères de la Curie romaine et à l’Union des Supérieurs Généraux, il s’achève par un questionnaire. En outre, une consultation de tous les jeunes est prévue par le biais d’un site internet, comprenant un questionnaire sur leurs attentes et sur leur vie. Les réponses apportées à ces deux questionnaires serviront de base pour la rédaction du Document de travail appelé Instrumentum laboris, qui sera le point de référence pour les débats des Pères synodaux.

Ce Document Préparatoire propose une réflexion structurée en trois étapes. Il commence par définir sommairement certaines dynamiques sociales et culturelles du monde dans lequel les jeunes grandissent et prennent leurs décisions, pour en proposer une lecture de foi. Puis il parcourt les passages fondamentaux du processus de discernement, qui est l’instrument principal que l’Église peut offrir aux jeunes pour qu’ils découvrent leur vocation à la lumière de la foi. Enfin il aborde les points fondamentaux d’une pastorale des vocations des jeunes. Il ne s’agit donc pas d’un document achevé, mais d’une sorte de proposition qui entend favoriser une recherche dont les fruits ne seront disponibles qu’au terme du parcours synodal.

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Annoncer la joie de l’Évangile, c’est la mission que le Seigneur a confiée à son Église.

Un Saint au temps des mousquetaires


Vincent en bande dessinée

Entretien avec Jean Dufaux

Un saint au temps des mousquetaires…

Voici le pitch du nouvel album de Jean Dufaux et Martin Jamar (Double Masque, 6 tomes) qui allie polar haletant et grande fresque historique. “Monsieur Vincent”, un homme d’action emporté dans les intrigues de son temps, se retrouve au cœur d’une enquête sur un meurtre, une trame entre la Cour du roi et les bas-fonds du Paris du 17ème siècle…

En 1643, saint Vincent de Paul était le père Vincent, un prêtre exceptionnel qui battait le pavé de Paris pour aider les plus démunis. Lorsqu’un de ses protégés, Jérôme, se fait assassiner, il décide alors de mener l’enquête. Ses actes de charité et son ouverture d’esprit lui permettent d’interroger tant les marauds que les grands de ce monde. Avec ce one-shot intitulé Vincent, Dufaux signe un scénario original autour du patron des oeuvres charitables, selon les dessins incroyable d’un Paris du XVIIe de Jamar.

En librairie le 28/10 : http://www.dargaud.com/bd/Vincent

Jean Dufaux🔸