4e dimanche du Temps ordinaire – B (Marc 1,21-28)
Certains d’entre eux sont définitivement enfermés dans un hôpital psychiatrique. D’autres errent dans nos rues.
Certains d’entre eux sont définitivement enfermés dans un hôpital psychiatrique. D’autres errent dans nos rues.
Partout où nous sommes appelés à aller, il faut avancer dans la profondeur de la vie de nos contemporains et notamment de ceux qu’on oublie si facilement, ‘vivre avec eux, demeurer avec eux, se poser’ parmi eux ; il s’agit de les suivre pas à pas, sans brusquerie, en apprenant à cheminer à leur rythme, en ayant ‘un cœur qui se laisse modeler dans la patience’ ; patience qui n’est autre que la passion d’aimer et de se donner.
La crèche n’est plus sous nos yeux mais les Ecritures sont là, ouvertes à notre méditation ; elles sont cette présence du Christ qui nous parle aujourd’hui. Maintenir les Ecritures fermées, c’est se refuser d’écouter le Christ qui nous adresse une Parole, c’est renoncer à un dialogue. C’est se fermer soi-même à l’autre ! La Parole est le lieu où nous devons apprendre à demeurer.
Lorsque le 17 mars commence le premier confinement, c’est tout d’abord le souvenir de mon expérience missionnaire en Bolivie qui m’a permis de penser à m’organiser. Nous ne recevions plus hebdomadairement les personnes sans-abris au repas, seule l’équipe a continuée à se retrouver. Les célébrations étant interdites à cause du cluster produit en milieu de culte évangélique, le confrère en paroisse se retrouvait sans activités.
Comme tout le monde j’ai vécu les deux temps de confinement en étant prudent en tant que personne fragile, et également vigilant pour les autres personnes vulnérables.