KTO : Les Lazaristes / La Foi prise au Mot

KTO : Les lazaristes

La foi prise au mot

Cette semaine, La Foi prise au Mot vous propose de fêter un bel anniversaire : celui du 400e anniversaire de la vocation vincentienne, le moment où saint Vincent de Paul se rend compte de l’importance de la mission envers les plus pauvres, une intuition qui fait encore vivre aujourd’hui les Lazaristes et les Filles de la Charité. Nous allons donc partir à la découverte de cette magnifique figure de Vincent de Paul. Qui était-il ? Quelle fut sa vie, et qu’est-ce que cette fameuse vocation vicentienne dont nous fêtons le 4e centenaire ? Deux invités répondront à ces questions : le Père Bertrand Ponsard, supérieur de la maison-mère des pères et frères des lazaristes à Paris, et Marie-Joëlle Guillaume, journaliste et auteur notamment de la biographie Vincent de Paul, un saint au grand siècle (Perrin, 2015).

Depuis le site internet KTO 🔸

Témoignage de Fr. Maximilian-Adrian ANDREI

Témoignage de Fr. Maximilian-Adrian ANDREI

Le 21 avril 2017, jour de mon 36ème anniversaire, je faisais mes vœux dans la Congrégation de la Mission, pour la Province de France, dans la chapelle de Thessalonique, entouré des confrères de cette maison et de la communauté locale. Ce fut au cours de la messe habituelle du soir, dans la simplicité et la joie.

Pour arriver à faire ce pas, il me fallut du temps. J’ai connu les lazaristes lorsque j’avais 14 ans. J’ai commencé ma formation dans la Province de Toulouse lorsque j’avais vingt ans. Après le premier cycle de philosophie à Avignon, j’avais arrêté la formation au séminaire, voulant faire autre chose. Je me suis orienté vers des études de commerce. J’ai étudié à Marseille un BTS en commerce international, en alternance, tout en travaillant dans une entreprise. Pendant 9 ans, j’ai essentiellement travaillé dans le commerce et le bâtiment que ce soit en France, Colombie et Italie mais aussi j’ai été amené à faire pleins de petits boulots pendant ma vie estudiantine pour arriver au bout de chaque mois. Souvent ç’était la galère, le stress, et les problèmes n’ont jamais manqués, mais que ce soient des bonnes ou des mauvaises expériences, ce sont des expériences pour la vie après tout. J’ai aussi beaucoup voyagé comme beaucoup de jeunes d’aujourd’hui, ayant soif de vivre et de connaître des lieux et des hommes. Evidement j’ai envisagé à un moment donné le mariage aussi, bien que je ne sois pas arrivé à faire ce pas pour des diverses raisons.

J’ai beaucoup cherché, j’ai beaucoup vadrouillé, souvent sans raison ni sans objectifs autre que de travailler et de vivre au jour le jour, mais me refusant à construire quelque chose de stable, à bâtir « sur le roc », à m’engager dans quelque chose de sûr. S’engager ça fait peur, car au moment où on le fait, on renonce à certaines choses, qu’on considère désormais moins importantes, et on se concentre sur l’essentiel de notre engagement, que ce soit dans le mariage ou la vie consacrée.

Je me reconnais beaucoup dans les jeunes d’aujourd’hui, sans foi en eux-mêmes, dans le futur, dans ceux qui les entourent, sans foi en Dieu. Ils veulent aller vite en tout, sans s’arrêter sur quelque chose de précis pour y mettre tout leur cœur et toutes leurs forces afin de réussir. Essentiellement on a peur de l’engagement et on a peur de risquer sa peau, sa vie, sa sécurité. Cette vie, souvent vécue avec la peur,  n’a pas de sens. Il faut vivre non pas avec la peur mais avec l’amour et accepter la part d’incertitude de toute vie, avec les joies et les peines possibles mais aussi avec foi et espérance.

Il n’y a pas de vie possible sans d’importantes décisions, même si les circonstances, les hommes, les temps, ne sont pas toujours favorables. Mais ce sont ces décisions qui nous construisent. Et avant de telles décisions il est bon de se retirer dans la solitude, dans le désert, loin des appels et des sollicitations nombreuses du monde, afin de prier et d’écouter ce que le Seigneur attend de nous. Si on entend Sa voix, à travers l’Eglise qui nous appelle, à travers les hommes et les femmes que nous sommes appelés à servir et à aimer, on peut toujours répondre ou non à cet appel. Je l’ai fait et j’en suis heureux et désormais je ne compte pas sur moi-même mais aussi sur Sa grâce et sur le soutien de mes frères dans les missions qui me seront confiées. Avec Lui et avec vous j’y arriverai. Que la grâce du Seigneur soit toujours avec nous !

 Fr. Maximilian-Adrian ANDREI , CM 🔸

Pour arriver à faire ce pas, il m’a fallu du temps.

Jeunes Voyageurs à Lisieux


Jeunes Voyageurs à Lisieux

L’an dernier l’équipe s’occupant des jeunes au sein de l’aumônerie des Voyageurs, avait proposé une rencontre à Taizé en Bourgogne, nous étions tout juste une douzaine. L’été dernier c’est aussi une petite douzaine de jeunes qui a participé aux JMJ à Cracovie. Petits groupes et belles expériences, alors nous avons décidé de continuer l’aventure. Sur la proposition d’une Voyageuse, nous avons mis le cap sur Lisieux pour aller à la suite de sainte Thérèse de l’enfant Jésus et de la Sainte face !

Habituellement les pèlerinages se font en famille et tout le monde vient avec sa caravane. Cette fois-ci le but était de permettre à des jeunes de se retrouver qu’entre eux, sans les caravanes, dans un logement collectif. Chose rapidement faite en allant au « Foyer Louis et Zélie Martin ». Cette maison du pèlerin est tenue par les sœurs Servantes de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Les quatre sœurs à notre service viennent de quatre pays différents et rayonnent la joie de vivre dans la simplicité du service. Bel exemple de la vie de Thérèse.

A peine lancées, les inscriptions sont arrivées très vite et bien plus que ce que nous avions prévu coté budget. Nous avons failli annuler par manque de finances mais heureusement la solidarité a bien fonctionné. L’appel à un soutien financier a été entendu et les dons sont arrivés permettant la réalisation totale du séjour. En final, nous avons été une bonne quarantaine à participer, plus quelques-uns de la région qui nous ont rejoint pour tel ou tel moment.

Le rendez vous était prévu pour 5h en fin d’après-midi du vendredi mais à 3 heures pratiquement tout le monde était déjà arrivé !! Signe qu’il y avait de la motivation pour vivre ce temps fort spirituel ensemble. Les jeunes sont vraiment venus des quatre coins de France. Angoulême, le Limousin, Lyon, le Centre, Lure, la région parisienne, la Normandie plus les rachails (prêtres) qui sont sur le Nord !

Le programme était bien organisé afin que nous puissions découvrir les différents lieux importants de la vie de Thérèse. Le thème de notre pèlerinage était « la mission ». Eh oui nous pouvions difficilement faire autrement lorsque nous nous laissons mener par la patronne des missions !

Chaque jour nous avons donc pu découvrir un lieu spécifique où Thérèse vécue, telle la maison familiale des Buisonniers où elle a vécue de 4 à 15 ans, entourée d’une très grande affection par son père et ses sœurs (la mère étant décédée alors que Thérèse avait 4 ans). C’est à quinze ans qu’elle entre au couvent du Carmel après avoir été demandé l’autorisation au pape à Rome ! L’église paroissiale où elle a fait sa première communion qui l’a tant marquée d’être uni à son Sauveur, Jésus le Christ. Et bien sur la superbe basilique construite dans le premier tiers du XX° siècle. Chaque jour nous avions aussi un enseignement pour approfondir notre « être missionnaire » propre à tout baptisé. Venir se purifier via le sacrement du pardon, se nourrir au corps même de notre Dieu dans l’eucharistie, et se laisser renouveler par l’Esprit pour être des missionnaires zélés.

Nous avons pu toucher un peu du doigt, via la vie de souffrance qu’a eu notre « petite sainte » l’importance de savoir se jeter dans l’amour infini de Dieu qui nous accueille sans cesse les bras grands ouverts. Ceci est l’un des points très importants de la spiritualité Thérésienne, car à l’époque on parlait beaucoup plus d’un dieu juge, qui condamnait facilement. Heureusement que la méditation de l’évangile nous a éloigné d’une telle conception de Dieu.

Thérèse avait une relation très intimiste avec son « roi divin », chacune des communions à la sainte hostie était pour elle l’occasion d’une union très intense lui permettant de passer toute épreuve.

Elle qui a vécu que 9 ans au Carmel (morte à 24 ans de la tuberculose), enfermée dans un lieu très précis a été déclarée  « patronne des missions » en 1927 par le pape Pie XI. Si elle a ce titre, ce n’est pas dû au fait qu’elle aurait parcouru le monde mais bien à cause de son désir très fort de propager la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Sa prière était ardente. Elle a aussi entretenue une correspondance avec plusieurs missionnaires les stimulants et les guidant dans leur manière de vivre leurs missions d’évangélisateurs.

Chacun des lieux ou des temps de prière ont été vécus avec intensité par nos jeunes pèlerins. Ils se sont stimulés les uns les autres pour plus de dévotions et une meilleure compréhension de leur vocation missionnaire là où ils vivent. Car la mission ce n’est pas tant partir dans les quatre coins du monde, mais bien de mener sa vie en harmonie avec l’évangile. Cela débute au sein même de la famille puis sur les terrains où est parfois difficilement vécu la rencontre avec les évangéliques ou des gadgés (sédentaires). A la suite de Thérèse, on comprend bien que ce n’est pas tant d’aller claironner que c’est nous qui avons la vérité (sous-entendant, que les autres ont tort) mais bien d’aller à la rencontre. Poser des actes d’attentions, de délicatesses, poussés par une vie vertueuse (honnêteté, respect, charité etc.) C’est par nos actes que nous évangélisons. Appuyés par une prière régulière et intense, nous sommes invités à vivre l’espérance de voir chacun (quel que soit ses convictions religieuses) faire un pas vers l’autre pour vivre d’avantage l’unité tant désiré par Dieu.

Notre dernière soirée a été l’occasion d’une relecture, d’un bilan de ces 4 jours passés au pays de Thérèse. Tout comme le Christ invite ses disciples à dire ce qu’ils ont vécu dans leur mission en se mettant un peu à l’écart, chacun a pu dire ce qu’il avait vécu. Et là franchement ça a été un grand bouquet de fleurs de toutes les belles choses vécues. Seule petite difficulté : le fait de vivre en communauté avec les règles communes (heures des repas fixes, fermeture de la maison à 22heures etc). C’est ainsi que l’on s’aperçoit que rentrer dans la culture des autres (là des sédentaires) ce n’est pas si évident que cela. Arriver à apprécier une nourriture différente (et pourtant très bonne au palais des rachails !!) demande une maitrise de soi. La rencontre de l’autre passe aussi par ces petites choses quotidiennes.

Combien il a été bon d’entendre plusieurs de ces jeunes dire qu’ils s’étaient éloignés de l’église dans le doute de la foi, et enfin repartir avec ferveur sur leur chemin de foi. Ce temps vécu entre jeunes, découvrir la vie de la petite Thérèse a été un vrai témoignage de vie. Même si au départ certains se demandaient ce qu’ils venaient faire là, Ils savent maintenant pourquoi ils étaient venus : reprendre une vie ardente en Eglise et confier à nouveau leur vie à Dieu. Qu’il est bon d’avoir la foi !

Qu’il a été beau, pour nous les rachails, au cœur du sacrement de la pénitence et du  pardon d’être témoins du chemin de vérité qu’ont fait la plupart de ces jeunes. Avec quelle authenticité, ils ont osé poser un regard exigeant sur leur vie, confiant dans l’amour infini de Dieu qui les accueille tel qu’ils sont, comme enfants bien-aimés du Père. Oui la vérité nous rendra libre nous dit Jésus et c’est ainsi que nous continuons notre chemin de pèlerinage sur cette Terre.

Vincent Gogey CM🔸

Ils savent maintenant pourquoi ils étaient venus : reprendre une vie ardente en Eglise et confier à nouveau leur vie à Dieu. Qu’il est bon d’avoir la foi !

Vincent Gogey

La Création entre Croyants


La Création entre Croyants

Qu’il est bon de se retrouver dans ce collège d’Aubervilliers, Notre Dame des Vertus de la Seine Saint Denis pour permettre aux collégiens de réfléchir le mystère de l’Univers. Nous avions déjà eu ce même bonheur au collège Sainte Marie à Stains, ville du même département si souvent stigmatisé à tort par les médias.

Semaine après semaine nous continuons donc nos missions sur le thème principal cette année : la Création. Ici notre public est vraiment international et interreligieux : Hindous ; Bouddhistes ; Juifs ; Chrétiens ; Musulmans et … quelques rares non croyants ou athées (ils sont l’exception !). Oui qu’il est bon de se trouver devant un public de croyants pour aborder ce si grand mystère qu’est notre Univers ; l’originalité de cette planète si fertile et se laisser interroger sur son origine et sa raison d’être.

Pour une fois nous n’avons pas à prouver l’existence de Dieu, elle est évidente et acquise. Qu’il est bon de ne pas avoir à se justifier à tout instant de nos prérequis avant d’avancer un argument. Qu’il est bon de ne pas avoir à calculer chaque mot, chaque notion à aborder pour savoir si ça va heurter ceux qui se disent athées ! Car dans ces cas là, ils se retirent de la discussion, sont dédaigneux et quelque peu hautain lorsque nous évoquons notre Créateur !

Nous avons donc notre base commune que Dieu est le Créateur de l’Univers et de tout ce qui existe. Mais la foi ne résout pas tout, il va falloir batailler sur certains points quelque peu épineux.

Sous forme de questions / réponses je les amène à bien prendre conscience de la grandeur de ce monde qui est infini « imagine, ça ne se termine pas, mais en plus il n’y a ni haut, ni bas ! un truc de fou ! » Cela les déstabilise quelque peu, car le savoir intellectuellement est une chose mais tendre à l’intégrer en soi est une autre paire de manches ! Il faut laisser quelque peu le silence pour que ça descende jusqu’au fond de notre être ! Pour continuer leur déstabilisation je leur donne quelques autres données basiques de notre planète : Une journée, c’est 24h00, le temps nécessaire pour que la Terre fasse une fois un tour sur elle-même. Là, elle tourne à 1800 km / heure, le TGV est un tortillard. Puis il lui faut un an pour faire une fois le tour du soleil, et là nous tournons à 30km seconde : un truc de fou. Enfin ce n’est pas fini, le soleil n’est pas fixe dans l’Espace, lui et tout le reste des autres planètes et étoiles tournent aussi, il leur faut 225 millions d’années pour faire une fois le tour de la galaxie, qu’on appelle aussi la voie lactée !

Les yeux des jeunes sont écarquillés, on voit bien que ça rentre difficilement dans leur tête et pour cause, nous ne sommes pas en capacité de saisir de telles dimensions, de les imaginer, c’est déroutant. Pas bien évident de comprendre qu’on vit sur un truc rond qui pèse des milliards de milliards de tonnes et qui tient tout seul dans le Cosmos !

Mais une fois tout cela énoncé quelle est la question qui peut surgir ? D’où cela vient-il ?

Mais de Dieu, monsieur !

Je vous pose une question piège, soyez donc vigilant. Qui a raison ? Est-ce les scientifiques qui nous disent qu’il a fallu 13 milliards 700 000 ans pour que l’Univers soit ainsi ou est-ce les textes sacrés qui nous disent que Dieu a fait la création en 6 jours et se reposa le 7° ?

C’est la religion ! est la réponse qui arrive le plus spontanément.

Faites attention, j’ai dit qu’il y avait un piège ! Les deux n’ont pas à s’opposer. En France on est borné là-dessus, car il y a une idéologie qui cherche à toujours discréditer les religions mais en fait ‘sciences’ et ‘religions’ ne répondent pas à la même question. Le scientifique est un curieux qui cherche à répondre à la question COMMENT. Si je prends une comparaison, c’est un mécanicien qui démonte le moteur d’une voiture, il te nomme toutes les pièces et te fait comprendre comment ça fonctionne. Les religions et la philosophie, répondent à la question « POURQUOI », qui se décline en trois sous autres questions : d’où venons-nous ? Que faisons-nous ici sur Terre ? Où allons-nous ? Si je garde ma comparaison, c’est le conducteur du véhicule. L’un et l’autre n’ont pas à s’opposer. Il est d’ailleurs intéressant, pour l’anecdote de se rappeler que le premier à avoir parlé de la théorie qu’on a appelée « le big bang » est monsieur Lemaitre, qui avait la particularité d’être prêtre !

Les jeunes ont du mal à suivre mes explications, ça s’embrouille en eux, entre ce qu’ils ont appris auprès de leurs parents qui donnent souvent l’explication très proche du créationnisme et les données scientifiques. Ils sont quelque peu scindés en eux. Je reprends donc : Moi, prêtre catholique, je ne crois pas que Dieu se soit amusé à faire des pâtés de sables en les jetant dans l’Univers en disant que celui-ci, soit Saturne, et celui-là Jupiter etc. Par contre je crois fondamentalement que nous venons de Dieu. La Bible ou le Coran, ne nous disent pas « comment » ça c’est fait mais bien « pourquoi » Dieu nous a créés. Je ne crois pas non plus que Monsieur Adam et Madame Eve aient existé.

Là les jeunes ouvrent de grands yeux où l’on voit qu’ils sont interloqués. Comment un prêtre peut-il penser ainsi ?

Si tout a commencé avec Adam et Eve et qu’ils ont eu 3 enfants qui ont été des fils… Ne croyez-vous pas qu’on aurait un petit problème à être 7 milliards sur Terre aujourd’hui ?

La Bible n’est pas un livre de réponses scientifiques par contre je sais qu’il y a de vraies vérités qui nous disent des choses bien plus importantes sur notre existence. Je vous en donne deux parmi d’autres à partir de ce récit de la création de l’Humain.

La première : il est dit que pour créer Adam, Dieu a pris de la terre, et il est vrai qu’à ma mort mon corps va retourner en terre. Mais pour donner vie, Dieu a insufflé son souffle de Vie en Adam. Nous avons le souffle de Dieu en nous. Cela le scientifique ne peut pas l’observer.

La seconde : notre foi, nous révèle que Dieu est Unique et qu’il nous a créés à son image et sa ressemblance. Il y a là quelque chose de très mystérieux. Regardez ce pouce (je leur mets en avant l’un de mes pouces) il y a eu des milliards d’hommes avant moi, il y en aura des milliards après moi, et pourtant ce pouce est absolument unique. Il n’y a pas deux empreintes identiques ! Je suis créé à l’image de Dieu Unique et je suis unique. Et bizarrement, alors qu’on devrait tous se ressembler car ayant le même modèle de départ, on se retrouve tous différents. Et l’un des défis de l’humanité est de savoir jongler intelligemment entre ces trois données qui nous caractérisent tous : nous sommes « uniques » ; « semblables » (car ayant le même modèle de départ) et donc « différents ».

Notre défi est donc bien de rentrer dans une compréhension intelligente des Écritures pour comprendre un peu mieux le mystère de notre existence en ce monde.

Mais monsieur, qui a créé Dieu ?

Très bonne question, garçon. Ma réponse va surement t’étonner car nous sommes paramétrés depuis que nous sommes petits à ce que chaque chose ait un commencement et une fin mais pour nous croyants, Dieu est celui qui n’a jamais commencé à exister ! Dieu est celui qui a toujours existé ! D’ailleurs qu’est-ce que ça voudrait dire que Dieu ait commencé à exister, ça voudrait dire qu’il y a quelqu’un d’autre qui l’aurait créé ! Dieu est vraiment ce mystère de Vie, cet être suprême qui est là depuis toujours et c’est pour cela qu’il est Créateur de toute chose, de toute vie, tout vient de lui !

Avec Éric (le confrère avec qui je fais ces missions), nous savons bien que nous aurons encore bien des fois à revenir sur ces éléments de compréhensions qui nous constituent, tant le chantier est énorme. Ces missions restent passionnantes auprès de ces jeunes avides de savoir pour mieux comprendre leur propre foi.

Nous initions ainsi, petitement les jeunes à réfléchir avec d’autres sur les questions de vie tout en leur apprenant à ne jamais chercher à imposer notre point de vue à l’autre : tout un défi pour notre société où l’on ne sait guère plus écouter ce que l’autre a à nous dire de ce qu’il comprend du mystère de Vie. A chacun de le relever !

Vincent Goguey CM ♦

Notre défi est de rentrer dans une compréhension intelligente des Écritures!

Vincent Goguey CM

Un sanctuaire pour se poser et se reposer


Un sanctuaire pour se poser et se reposer

pour ne pas rendre vain tant d’effort…

Bonjour chers Confrères,

Une bonne partie d’entre vous connaissent notre grande propriété de Notre Dame de Prime Combe à coté de Sommières dans le Gard. Une partie des bâtiments abrite une communauté de Bénédictins de l’espérance (frères ayant un handicap) depuis 1997. La chapelle principale a été totalement refaite où la messe est célébrée dès que c’est possible. Le reste des bâtiments est inutilisés.

Depuis plusieurs années, Eric Saint Sevin (économe à l’époque de la province du Sud) a patiemment aménagé une partie ce lieu pour qu’il puisse servir d’une manière ou d’une autre. Les méandres administratifs et les obligations de sécurité sont difficiles à gérer mais sa ténacité a eu gain de cause. Aujourd’hui une partie est « ouvrable » en tant que gîte d’étape. Alors, pour ne pas rendre vain tant d’effort, nous nous lançons dans cette ouverture, dès ce 15 juin et pour tout l’été pour une première expérience.

Voici le site qui vous donne les informations utiles pour connaitre ce lieu et les conditions. N’hésitez pas à faire connaitre le lieu, c’est un manière d’être présent à des personnes loin de l’église.

L’histoire de ce sanctuaire commence au IX° siècle. Après une longue histoire faite de hauts et de bas, l’aventure continue, ce lieu de pèlerinage a maintenant un gîte d’étape qui nous permet de vous accueillir.

Notre Dame de Prime Combe, un sanctuaire dans un magnifique cadre de verdure de Garrigue Gardoise. Elle vous accueille pour le temps d’une pause, pour une ou plusieurs nuits dans un calme de grande qualité. C’est une région où il est facile de faire des randonnées à la journée pour revenir se ressourcer au point de départ.

Que vivre en venant là?

Dans un monde de plus en plus stressé, comprimé, n’ayant plus le temps de rien, surtout des choses simples et des rencontres gratuites, ce lieu à pour but de permettre la rencontre. Nore conviction: la rencontre de l’autre dans sa différence est source d’enrichissement et d’interpellation pour chacun. De la connaissance de l’autre nait le respect et ouvre un horizon pour un chemin commun. Permettre la rencontre de personnes venant d’horizons différents. Le temps de la pause peut être l’occasion de découvrir ce lieu de pèlerinage dédié à Notre Dame du Bon Secours.  Vivre un temps de méditation à la chapelle ; de rencontrer un prêtre pour un entretien personnel ; susciter un échange sur des sujets en lien avec le sens de la vie, le devenir de notre société, de notre monde. De rencontrer d’autres randonneurs et participer à un temps de discussion sur des thèmes variés.

Vincent Goguey ♦

Pour ne pas rendre vain tant d’effort, nous nous lançons dans cette ouverture, dès ce 15 juin et pour tout l’été pour une première expérience.

Vincent Goguey