La seule présence du père Causse, en un quelconque lieu, apportait la paix. Il ne formulait aucun jugement définitif sur quiconque, lui qui savait, pour l’avoir vécu, que nous sommes tous des missionnaires les uns pour les autres.

Vie de Pierre Causse, prêtre et mainteneur de la langue d’Oc. Midi Libre, édition 17 janvier 2021

Il avait l’âme et l’esprit d’un missionnaire. Et s’intéressait à tout ce qui pouvait relier les Hommes et Dieu.

Voici un siècle, le 23 janvier 1921, naissait dans la rue du Tapis-Vert, Pierre Marius Causse, fils de Louis Antoine Causse et de son épouse, née Rosalie Françoise Mabelly.

Une personnalité charismatique

La foi chrétienne allait tenir une grande place dans la vie de l’enfant. À tel point qu’à treize ans, il entrait à l’école apostolique de Prime-Combe. Parmi ses condisciples, se trouvait Pierre Gibert avec lequel il se liait d’amitié et qui, lui aussi, se destinait à entrer dans les ordres. Et à défendre nos traditions.

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À la fin de ses études au séminaire de Dax, le désormais père Causse, après son ordination, célébrait sa première messe en l’église Notre-Dame-du-Lac en 1948. Fidèle à ses origines et à sa ville natale, il se plaisait à revenir le plus souvent possible à Lunel ; tant le tenaient à cœur sa famille et ses amis félibres. Dont Pierre Sarguet, avec lequel il instituait en juillet 1951 la première bénédiction des chevaux, en l’occurrence ceux de la manade de la Mer Daydé et D’Elly.

La seule présence du père Causse, en un quelconque lieu, apportait la paix. Il ne formulait aucun jugement définitif sur quiconque, lui qui savait, pour l’avoir vécu, que nous sommes tous des missionnaires les uns pour les autres.

JDM
Max Brunel redac.lunel@midilibre.com
 
 
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