Saint François Régis CLET

un pèlerin a la suite de Jésus

2 Mai 2017 | Non classé | 0 comments

C’est comme un homme en marche auquel nous fait penser Saint François Régis Clet dont nous célébrons la mémoire ce 18 février. Après avoir vécu les ravages de la Révolution française, il a demandé à partir en mission à l’étranger. C’est en Chine qu’il va être envoyé comme missionnaire, arrivant à Macao le 15 octobre 1791.

Missionnaire en Chine durant trente ans. Il est mort étranglé. Il a été béatifié le 27 mai 1900 et canonisé par Jean-Paul II en 2001. Saint Jean, l’évangéliste, raconte la vraie mission de Jésus-Christ, qui est fondamentale pour comprendre notre Mission. Jésus dit : « Je suis sorti du Père et suis venu dans le monde. Maintenant je quitte le monde et je vais vers le Père « (Jn 16,28). Le verbe ‘sortir’ implique un mouvement, un pèlerinage. Jésus « sort » du Père, et ‘retourne’ au Père.

Ce ‘sortir’ est aussi l’attitude que Jésus propose à ses disciples. A la fin de l’Evangile de Matthieu, Jésus dit : « Allez, de toutes les nations faites des disciples au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28,19). Cet envoi met en évidence la continuité entre la Mission de Jésus et la Mission des disciples.

Avec cette annonce apparait un engagement naturel: “Allez… » -« allez sur les chemins… » Avec ce commandement Jésus indique la condition d’itinérance. Cette condition de pèlerin est la source de toute Mission. Comme Jésus réalise un ministère itinérant, il invite ses disciples à faire pareil. « Allez de par le monde annoncez la Bonne Nouvelle à toute la création » (Mt 16,15). Ceux qui le suivent doivent être comme Jésus.

Vincent de Paul, avait clairement cette vision qu’a laissé Jésus-Christ. Il a proposé à ses missionnaires : « Notre vocation, n’est donc pas, d’aller de paroisse en paroisses, ni en non plus dans un seul diocèse, mais par toute la terre. Pour faire quoi ? Enflammer les cœurs des gens, faire de qu’a fait le Fils de Dieu. Il est venu mettre le monde en feu pour l’enflammer de son amour. Que pouvons-nous désirer sinon qu’il embrase et consume tout ? Mes chers frères, s’il vous plait, pensons-y ».

Il est donc certain que nous n’avons pas simplement été envoyé pour aimer Dieu, mais pour qu’il soit aimé. Il ne suffit pas que j’aime Dieu si mon prochain ne l’aime. Je dois aimer mon prochain comme image de Dieu et objet de son amour et le faire de telle sorte qu’à son tour, tous les hommes et toutes les femmes aiment leur Créateur, qu’ils le connaissent et le reconnaissent comme frères ; car je les sauve afin que, dans la charité mutuelle, ils s’aiment les uns les autres, par amour de Dieu, qui les a aimé au point d’offrir son propre Fils à la mort pour eux » (Coste XII,260-263).

Ceci revêt un sens important pour notre Mission Vincentienne. En premier lieu, cela signifie sortir de notre monde pour entrer dans le monde des Pauvres, en entrant en lui, défendre la cause des pauvres. Aller aux « périphéries du monde », là où l’on trouve les pauvres et les marginaux. Ensuite, avoir une spiritualité du dépouillement connue sous le nom de spiritualité de la ‘kénose’. Un dépouillement semblable à celui du Christ qui s’est dépouillé de ses sécurités pour s’identifier avec ceux pour lesquels il a été envoyé. « Ce dépouillement est nécessaire pour comprendre les chemins de l’Esprit, déjà présent dans les lieux de Mission. C’est Lui qui précède le missionnaire et lui indique les chemins. Le Missionnaire est donc le premier évangélisé au milieu de tous » (Clapvi, Ano XXXV, Pág. 72).